Archives du Programme 2007-2008
CYCLE 3 : Art, musique, technologies
1910, 1960 et 2000
Edito
Où sont les frontières de l’art ? Notre monde sature d’images, de sons, d’événements sensationnels. Parallèlement à ce flux culturel massif, les artistes continuent à créer. Usant des nouvelles technologies, leurs formes se disséminent dans les mondes de l’industrie culturelle à la vitesse d’étoiles filantes, engendrant une certaine crise de la notion d’œuvre d’art. Ce n’est pas nouveau. Dans les années 1910, le charbon, la vapeur, l’électricité ont nourri les innovations dans un moment optimiste envers le progrès et bouleversé fondamentalement la création artistique. Dans les années 1960, la société de consommation explose en même temps que les désillusions d’après-guerres envers la modernité. Ce cycle provoque la rencontre de spécialistes de différentes disciplines artistiques pour souligner les interférences entre les arts et l’histoire, les rendre tangibles par le débat, la projection d’images, l’audition de pièces musicales, et décloisonner la question de l’art contemporain aujourd’hui.
Pauline de La Boulaye
- 9 Juin 2008
- Les années 2000
Le numérique
La dématérialisation
La mondialisation - Intervenant : Stéphane Roussel, musicologue et commissaire d’expositions
Phaedra
© Ruth Walz- L’art et la scène au début du 21e siècle
« L’opéra, genre apparemment des plus rigides, constitue actuellement le lieu de nombreuses expérimentations, de par l’implication d’artistes ou d’architectes dans la création scénographique ou de chorégraphes et de cinéastes dans la mise en scène. Bien plus qu’un divertissement, réunissant toutes les disciplines artistiques dans une interaction faisant résonner l’esprit de l’œuvre d’art totale, il permet d’interroger des notions telles que la temporalité, la dramaturgie sonore et visuelle ou encore l’emprise cathartique de l’image. Au-delà du simple contexte lyrique, la réflexion s’ouvrira à l’aide d’exemples illustrés sur les évolutions actuelles dans le spectacle vivant, sur les modes de représentation scéniques et leurs rapports avec l’exposition ainsi que sur les frontières de perception. »
SR
- 26 mai 2008
- Les années 1960
Désenchantement face au progrès
New York vole l’idée d’art moderne
Naissance de la culture populaire - Intervenants : Emma Lavigne, conservateur / François Porcile, cinéaste, musicologue
- Télécharger le texte de François Porcile sur les années 1960 (.pdf)
Yves Klein. IKB 124, 1960
© Artcurial- « De fait, rien ne pouvait plus redevenir comme avant, et singulièrement en art où s’affirma comme critère déterminant la notion de table rase, terrible reflet en creux des dévastations alentour. L’émergence des compositeurs adeptes du système dodécaphonique est parallèle à celle de l’abstraction par rapport à la peinture figurative. Et la naissance de la musique concrète organisant les bruits de la vie quotidienne, fait directement écho aux plasticiens retravaillant des matériaux préexistants. »
FP - Aux Etats-Unis, le phénomène Warhol Live : « Des portraits démultipliés d’Elvis Presley où de Mick Jagger aux 46 pochettes de disques qu’il réalisa comme autant d’œuvres d’art capable d’infiltrer la grande consommation, de son rôle de manager du groupe The Velvet Underground à sa posture d’inlassable night clubber au Studio 54 : la musique permet de relire une œuvre majeure qui échappe au carcan pop pour affirmer des problématiques clés à l’heure où les attitudes sont devenues des formes. »
EL
- 19 mai 2008
- Les années 1910
Du symbolisme aux avant-gardes
Le progrès porteur d’espoir
Les capitales modernes en Europe - Intervenants : Marcella Lista, historienne de l’art / François Porcile, cinéaste, musicologue
- Télécharger le texte de François Porcile sur les années 1910 (.pdf)
Serge Férat.
Lacerba, 1913
© Artcurial- « Au tournant des années 1910, on assiste à un éclatement des formes artistiques qui engage aussi leur atomisation. Si Kandinsky se réfère à la découverte du noyau de l’atome pour justifier un art non-figuratif face à un monde où la matière disparaît, c’est pour mieux ouvrir le dialogue entre les disciplines : vibrations sonores et chromatiques sont mises en résonance, tandis que le langage verbal, désossé jusqu’à l’onomatopée, s’organise en une pure jouissance graphique et acoustique. Dans les divers foyers artistiques de l’Europe Centrale et Oriantale : Munich, Berlin, Vienne, Milan, Moscou, peintres, compositeurs, poètes et chorégraphes réinventent ainsi leurs langages à travers une revigorante friction entre les disciplines et les pratiques. »
ML - « En France, c’est La Revue Blanche qui s’en fait l’écho, où voisinent les chroniques iconoclastes de Claude Debussy avec des illustrations de Bonnard, Vuillard et Vallotton. Cette poussée moderniste fait se lever une armée de détracteurs… »
FP
Cycle 2 : Faire vivre une collection
Désirer, avoir, transmettre
Edito
Qu’est-ce que collectionner ? Le verbe a quelque chose d’intemporel. Bien sûr, tout le monde sait ce que c’est ! Mais que fait-on d’une collection ? Est-ce que ça a un sens ? Comment cela se gère ? Qu’en faire après ? Pourquoi ? Depuis l’Antiquité, des collectionneurs vouent un véritable culte aux objets et oeuvres d’art. Avec raison autant que passion. Le collectionneur du 21e siècle comme celui de la Renaissance ont en commun cette démarche contradictoire : acheter des objets dont la valeur n’est pas marchande puis les administrer aussi rationnellement que possible. Des professionnels aussi divers qu’un psychanalyste, un notaire ou la police, travaillent en connaissance de cause. Collectionneurs, conservateurs, professionnels, amateurs ou experts, peuvent ici les rencontrer et découvrir les clés juridiques, fiscales mais aussi humaines et psychologiques, si élémentaires à la vie des collections.
Pauline de La Boulaye
- 14 avril 2008
- Face aux imprévus
Accidents, incendies, vols - Intervenants : Benjamin Dauchez, notaire / Lieutenant-Colonnel Pierre Tabel, chef de l’Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels (OCBC)

- « L’existence d’un contrat d’assurance œuvre d’art génère un double risque lors de la transmission à titre gratuit des œuvres : révélation et valorisation.
Révélation, car le contrat d’assurance œuvre d’art peut révéler l’existence d’un actif taxable.
Valorisation, car l’existence d’un tel contrat peut permettre au fisc de calculer l’impôt sur une valeur qui n’est pas celle que le contribuable aurait souhaité.
La peur du fisc est-elle légitime ? Doit-on assurer sa collection contre le vol ou l’incendie ? »
BD - « Le trafic des biens culturels continue à prospérer pour répondre à la demande toujours vivace du marché. Ses mécanismes sont proches de ceux du marché licite, dans lequel les objets volés sont destinés à être écoulés et blanchis.
La législation française réprime fortement le recel et encadre la pratique du marché de l’art, pour la vente et la circulation des marchandises. Mais la problématique du trafic est européenne et mondiale ; les disparités juridiques sont utilisées par les trafiquants pour dissimuler leur activité et échapper à la police. La prévention des vols reste primordiale… »
OCBC
- 7 avril 2008
- Les successions
Mécénat, dation, revente - Intervenants : Martin Bethenod, auteur du rapport 2008 sur le marché de l’art pour le ministère de la culture et commissaire général de la FIAC / Benjamin Dauchez, notaire
- Télécharger la note sur la fiscalité des successions et donations de Benjamin Dauchez (.pdf)
© Artcurial- « Comment appréhender une succession dont l’actif est composé d’œuvres d’art ou d’une collection ? Leur existence justifie-t-elle une analyse puis un traitement juridique spécifique ?
Lorsqu’une succession n’est pas anticipée, la transmission d’une œuvre d’art constitue un problème à résoudre. Problème pour les artistes compte tenu de la nature économique de l’œuvre. Problème pour le collectionneur tenté par la fraude à raison de sa nature discrète.
L’anticipation de la transmission successorale de sa collection est possible. Parfois elle doit être encouragée.
Le collectionneur devra définir le sort qu’il réserve à sa collection. L’œuvre doit-elle figurer dans un lieu muséal, être conservée dans la famille ou retourner sur le marché ?
Selon la réflexion qu’il aura menée, le collectionneur utilisera les outils juridiques adaptés, et bénéficiera d’incitations fiscales diverses pour réaliser ses objectifs et le cas échéant donner vie à ses projets. »
BD
- 17 mars 2008
- Devenir mécène
Qu’est-ce que le mécénat aujourd’hui ? - Intervenants : Benjamin Dauchez, notaire / Gérard Wajcman, psychanalyste
la maison rouge – fondation antoine de galbert
© Marc Domage- « Les pouvoirs publics entendent encourager le mécénat en multipliant les mesures de faveur à destination des entreprises et des particuliers. Le mécénat d’entreprise est en plein essor. Le mécénat des particuliers se développe également mais rencontre encore trop souvent des obstacles. Pourquoi un collectionneur devient-il mécène ? Quelle est l’influence des mesures fiscales de faveur dans sa décision ? Le législateur peut-il par une loi assurer le développement du mécénat des particuliers ? »
BD - « La collection avait un lieu : la maison. Depuis l’origine, depuis Rome, collectionner était une façon de faire entrer le monde chez soi, de le privatiser, si on veut. Le 19e siècle a figé ça dans l’image du bourgeois immobile. Mais le collectionneur est un homme aux semelles de vent, et son chez-soi, c’est sa collection. Aujourd’hui, les collections sortent des salons et voyagent. Peut-être que c’est pour le collectionneur une façon de faire du monde sa maison. »
GW
- 10 mars 2008
- Le désir de collection
- Intervenant : Gérard Wajcman, psychanalyste
- Télécharger le texte de Gérard Wajcman (.pdf)
© Artcurial- « être collectionneur, est-ce grave ? Je dois à la vérité que, dans les rencontres que j’ai faites avec des collectionneurs, en particulier lors de la préparation de l’exposition L’Intime, le collectionneur derrière la porte, à La Maison rouge, à Paris, je n’en ai jamais rencontré un seul qui me confie, ou simplement témoigne de la souffrance que serait pour lui de collectionner. La seule vraie souffrance du collectionneur, c’est que, pour une raison ou une autre, il soit empêché de collectionner. Passion exigeante, obsession, addiction, certainement, mais tous ceux que je connais témoigneraient plutôt d’une obsession obstinée et d’une addiction allègre.
Le collectionneur est un consumateur solaire. Au revers d’une économie de la thésaurisation, de la consommation, de la distribution, du partage, qui est notre économie, s’ordonne une économie autre, une économie de la dépense. C’est celle du collectionneur. Alors, on retrouve ainsi chez les collectionneurs, à certains égards, cette dimension de la magnificence qui faisait vertu à la Renaissance. »
GW
Cycle 1 : Demain les nouveaux musées
Regards futuristes sur les collections
Edito
Après un âge d’or au 19e et un déploiement politique au 20e siècle, nos musées sont en pleine redéfinition. Certains parlent de crise. D’autres, d’envolée. Mais quel avenir pour les musées ? Que pourra-t-on continuer de conserver ? Avec quels financements ? Qui seront les donateurs ? Nous allons visiter en avant-première les antennes satellites de Beaubourg, appréhender les enjeux que soulève le projet d’île enchantée d’Abou Dhabi dans les Emirats Arabes, découvrir un musée inédit aux confluents du Rhône, de la Saône, des sciences et des sociétés, et préfigurer tous les possibles pour l’île Seguin aux abords de Paris. Est-ce un hasard si ces projets se situent pour la plupart au bord de l’eau ? Connaître les musées de demain demeure plus que jamais un sujet d’ordre public qui concerne collectionneurs, donateurs philanthropes, mécènes, conservateurs, artistes, curieux et touristes du futur.
Pauline de La Boulaye
- 17 décembre 2007
- Île Seguin création 2012-2014
Perspectives pour le futur - Intervenant : Daniel Janicot, Président de l’association de préfiguration – île Seguin
© île Seguin- Aux abords de Paris, règne un lieu propice aux projets : l’île Seguin. Au-dessus de ses 12 hectares environ cernés par la Seine, planent beaucoup d’incertitudes depuis que l’usine Renault qui la hantait, et en était propriétaire, a fermé en 1992. Il faut dire qu’avec sa forme de navire, son histoire insulaire, son rôle de frontière entre capital et zone dite péri-urbaine, on ne peut pas rêver meilleur vecteur pour repenser la ville. Depuis l’an 2000, a été initié un programme général de cité des arts, sciences et technologies. Mais, son projet-phare n’a pu voir le jour : la Fondation Pinault, le plus grand équipement culturel privé que la France aurait connu, lui a préféré en 2005 un palais en Italie.
Aujourd’hui, un nouveau souffle anime la destinée de l’île. Daniel Janicot propose d’en présenter les perspectives : « La réflexion initiée à l’origine pour un centre européen de création contempo-raine sur l’île Seguin porte désormais sur une ambition plus large à l’échelle de l’île. Laquelle apportera à celle-ci un caractère paysager et naturel plus affirmé et une vocation culturelle d’ensemble fondée sur des initiatives conjointes du secteur privé et public. »
- 10 décembre 2007
- Lyon création 2009-2010
La presqu’île des confluences - Intervenants : Michel Côté, chef de projet du Musée des Confluences / Christine Desmoulins, critique d’architecture
Confluences
© SERL - photo : Architecte COOP HIMMELB(L)AU - Image © Armin Hess- Le Musée des Confluences explorera des thématiques fondamentales posant les questions obsessionnelles des origines et de la destination, de notre existence et de notre rapport à l’environnement, de notre action et du désir de communication. Il s’appuiera particulièrement sur les riches collections du Muséum d’histoire naturelle de Lyon qui ont été rassemblées et étudiées par des hommes visionnaires et enrichies par de nombreux donateurs.
Mise en perspective : Quelles évolutions dans l’architecture des musées ? Quelle vocation pour le 21e siècle ? La recette du Guggenheim de Bilbao est-elle reproductible à l’infini ? Comment cultiver une identité pour servir des collections et un patrimoine ? Réflexion et zoom sur 5 créations récentes : le Musée du 21e siècle au Japon, la Fondation Beyeler en Suisse, le Musée du pays de Sarrebourg et l’espace de l’Art Concret en France, l’Insel Hombroich en Allemagne.
- 19 novembre 2007
- Abou Dhabi création 2012
L’île des derniers musées ? - Intervenant : Jean Clair, auteur, conservateur
Abou Dhabi
© Ateliers Jean Nouvel- « Une île artificielle de 27 km2, avec 19 km de plage de sable fin, comprenant une trentaine d’hôtels de grand luxe, 8000 villas du même standing, des golfs, trois marinas, une piste de ski avec de la neige artificielle. (…) Que représente alors le projet d’un Louvre à Abou Dhabi ? Cette Île du Bonheur en bordure du désert deviendra-t-elle le lieu privilégié d’un dialogue des cultures ? (…)
Le projet d’un Louvre des sables a ainsi le mérite considérable de reposer avec acuité, et brutalement, en ce début de 3e millénaire, le problème du sens de ces masses prodigieuses d’objets que sont les musées en Occident, et d’abord du sens de ce qui les compose et qu’on nomme du terme follement flou d’œuvres d’art. (…) Un musée nouveau par année dans les années 1980, près d’un musée par mois, grosso modo, se construit aujourd’hui, s’ouvre, se visite parfois, provoquant l’orgueil des édiles et la satisfaction des badauds. Pour combien de temps encore ? »
Extrait du livre de Jean Clair Malaise dans les Musées, Flammarion, octobre 2007
- 12 novembre 2007
- Beaubourg créations 2008-2009-2010
Les extensions en France et dans le monde - Intervenant : Alain Seban, Président du Centre Georges Pompidou
Beaubourg Metz
© CA2M / Shigeru Ban Architects Europe & Jean de Gastines / Artefactory- Le Centre Pompidou fête ses 30 ans.
Partout à travers le monde, on connaît le vaisseau précurseur qui en 1977 a ressuscité la notion de musée, lui injectant une dimension moderne et populaire. Nulle part désormais, on ignore aussi l’Institution. Mais l’image ne s’est pas figée. Malgré le temps, l’effet Beaubourg est toujours dans les esprits. Ceci est sans doute dû aux mouvements centrifuges qu’il active avec force depuis sa conception : circulation d’œuvres et d’idées au-delà des frontières géographiques et artistiques. Quel programme pour un Beaubourg du 21e siècle ? Outre le projet de Metz à l’horizon 2009, des développements en Orient ? Quelle politique d’acquisitions pour peupler ces architectures ? Quelles sortes d’expositions ? Quelles formes d’œuvre ? Pour quels publics ?
Notices biographiques des intervenants 2007-2008
- Jean Clair (Gérard Régnier)
- a été conservateur, directeur de la revue Art vivant et récemment du Musée National Picasso, a assuré la direction d’un grand nombre d’expositions en France comme a l’étranger dont la plus récente Mélancolie – génie et folie en occident au Grand Palais et est l’auteur de nombreuses monographies et essais.
- Michel Côté
- a été directeur des programmes au ministère de la culture du Québec, directeur des expositions au Musée de la Civilisation à Québec, puis directeur du Muséum de Lyon.
- Benjamin Dauchez
- notaire à Paris, spécialiste des problématiques juridiques et fiscales liées à la création artistique et au droit patrimonial de la famille (transmission d’un pa-trimoine artistique, propriété littéraire et artistique, droit des fondations et associations). Chargé d’enseignement à l’Université de Lyon III dans le cadre du diplôme de « Droit et fiscalité du marché de l’art », Membre de l’association art et droit.
- Christine Desmoulins
- commissaire de la récente exposition Scénographies d’architectes au Pavillon de l’Arsenal, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont 25 musées aux éditions du Moniteur.
- Daniel Janicot
- est conseiller d’état, a été directeur général adjoint de l’UNESCO, délégué général de l’Union Centrale des Arts Décoratifs et Président du Magasin de Grenoble.
- Emma Lavigne
- conservateur chargée du 20e siècle à la Cité de la Musique à Paris depuis 2000, commissaire d’expositions consacrées aux relations entre la musique et l’art contemporain, telles Electric Body ou Christian Marclay et prochainement Warhol Live au Musée des Beaux-Arts de Montréal en septembre 2008.
- Marcella Lista
- historienne de l’art, auteur, co-commissaire de l’exposition Sons et Lumières au Centre Georges Pompidou en 2004, est actuellement responsable du programme scientifique de l’auditorium du Louvre.
- Ouvrage récent : L’œuvre d’art totale à la naissance des avant-gardes (1908 – 1914), CTHS, mars 2006.
- François Porcile
- historien du cinéma, réalisateur, écrivain, musicologue, un temps conseiller musical de François Truffaut, a choisi de ne pas choisir entre ses deux passions : le cinéma et la musique.
- Ouvrages récents : La Belle Epoque de la musique française (1871 – 1940) et Les conflits de la musique française (1940 – 1965), Fayard.
- Stéphane Roussel
- musicologue, critique, commissaire d’expositions, auteur de publications sur l’opéra, la danse et l’art contemporain et actuellement dramaturge sur l’écriture et la mise en scène d’un spectacle autour de Wagner.
- Ouvrage récent : a co-dirigé L’Opéra au 20e siècle, Textuel, 2007.
- Alain Seban
- est ancien élève de l’école Polytechnique, de l’Institut d’études politiques de Paris, de l’Ecole nationale de la statistique et de l’administration économique et de l’Ecole nationale d’administration. Il a été directeur du développement des médias puis nommé conseiller pour l’éduction et la culture à la Présidence de la république avant d’être nommé, le 28 mars 2007, Président du Centre Pompidou.
- Gérard Wajcman
- écrivain, psychanalyste, maître de conférences au département de psychanalyse de l’Université Paris VIII, dirige le Centre d’Etude d’Histoire et de Théorie du Regard.
- Ouvrages récents : Collection, Nous, 1999, 2004 ; Fenêtre, chroniques du regard et de l’intime, Verdier, 2004 ; Le voyage de Benjamin, Actes Sud, 2004, 2007.
Archives du Programme 2006-2007
1907 – 2007 : un siècle de ruptures et d’invention dans l’art
sous la direction de Régis Durand
- 14 + 21 mai 2007
- Les images et la question du réel
par Georges Didi-Huberman, philosophe et écrivain
Anselm Kiefer, 1981
- 2 + 23 avril 2007
- L’art aujourd’hui : mimétismes et mondialisation
par Daniel Soutif, philosophe et critique d’art
Paul McCarthy, 1999
- 12 + 26 mars 2007
- Les années 70 et 80
par Paul Ardenne, critique d’art au journal Art press et écrivain
Gudmundur Erro, 1974
- 5 + 12 février 2007
- Généalogie des avant-gardes
par Marc Partouche, historien et théoricien de l’art
Daniel Spoerri, 1972
- 8 + 22 janvier 2007
- Expressionnisme abstrait et art minimal
par Eric de Chassey, professeur à l’Université de Tours
Adolph Gottlieb, 1965
- 4 + 18 décembre 2006
- Primitivisme et expressionnisme
par Philippe Dagen, critique d’art (Le Monde) et romancier
Wassily Kandinsky, 1940
- 13 + 27 novembre 2006
- Le cubisme et les débuts de l’abstraction
par Guitemie Maldonado, maître de conférences à Paris I
Juan Gris, 1920
Notices biographiques des intervenants 2006-2007
- Régis Durand
- Universitaire et critique d’art, a dirigé successivement le Centre National de la Photographie et le Jeu de Paume à Paris.
- Publication récente : L’Excès et le Reste : Essais sur l’expérience photographique 3, La Différence, 2006
- Guitemie Maldonado
- Maître de conférences à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, enseigne l’histoire de l’art contemporain.
- Publications récentes : Lire l’art contemporain : dans l’intimité des œuvres (avec Isabelle Ewig), Larousse, 2005 ; Le Cercle et l’amibe : le biomorphisme dans l’art des années 1930, INHA, 2006
- Philippe Dagen
- Auteur de romans et d’essais, critique d’art au quotidien Le Monde et professeur à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne où il enseigne l’histoire de l’art contemporain.
- Publication récente : Arthur Cravan n’est pas mort noyé, Grasset, 2006
- Eric de Chassey
- Professeur d’histoire de l’art à l’Université François-Rabelais de Tours, membre de l’Institut Universitaire de France et commissaire d’expositions - sur l’art américain, l’abstraction et divers aspects de l’art contemporain.
- Publications récentes : La Peinture efficace : une histoire de l’abstraction aux Etats-Unis, 1910-1960, Gallimard, 2001; Platitudes : une histoire de la photographie plate, Gallimard, 2006.
- Marc Partouche
- Conseiller du Délégué aux Arts Plastiques du Ministère de la Culture et de la Communication et professeur d’histoire de l’art à l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle à Paris.
- Publications récentes : Marcel Duchamp, sa vie même, Al Dante, 2005 ; La Ligne oubliée, Bohèmes, avant-gardes et art contemporain, de 1830 à nos jours, Al Dante, 2004
- Paul Ardenne
- Maître de conférences à l’Université Picardie Jules Verne d’Amiens, collabore à la revue art press depuis 1990, ainsi qu’à plusieurs publications françaises et étrangères.
- Publications récentes : Un art contextuel, Flammarion, 2002 ; Terre habitée - Humain et urbain à l’ère de la mondialisation, Archibooks, 2005 ; Extrême - Esthétiques de la limite dépassée, Flammarion 2006
- Daniel Soutif
- Philosophe et critique d’art, ancien directeur du développement culturel au Centre Georges Pompidou et ancien directeur du Centro per l’Arte Contemporanea Luigi Pecci à Prato en Italie.
- Publication récente : L’art du 20e siècle – 1939 - 2002, de l’art moderne à l’art contemporain, ouvrage collectif dirigé par Daniel Soutif, Citadelles et Mazenod, 2005
- Georges Didi-Huberman
- Philosophe et historien de l’art, enseigne à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, a publié une trentaine d’ouvrage sur l’histoire et la théorie des images.
- Publications récentes : Le Danseur des Solitudes, Minuit, 2006 ; Ex-Voto, Bayard Centurion, 2006 ; L’Image ouverte, Gallimard, 2006
Informations pratiques
Les conférences ont lieu les mercedis de 19h à 20h30 à l’Hôtel Marcel Dassault
7 rond-point des Champs-Elysées 75008 Paris
Information-Réservation
- Cécile Delloye, relations publiques
- Tél. +33 1 42 99 20 54
- Pauline de La Boulaye, programmation
- Tél. +33 1 42 99 16 21
Modalités d’inscription
Inscription aux 8 conférences : 300 € - Tarif duo 500 €
Inscription par cycle:
Cycle 1 : 130 € - Tarif duo 200 €
Cycle 2 : 130 € - Tarif duo 200 €
Cycle 3 : 80 € - Tarif duo 150 €
Inscription à la séance : 50 €
Télécharger les programmes et le bulletin d’inscription (.pdf)
